La Clé du Son

18 décembre 2011

Bruit de la tempête, ce n'est pas ce qu'on croit.

Ces derniers jours, la tempête Joachim a traversé la France. Elle fut moins dévastatrice que Xynthia en février 2010. Ici, nous n'allons pas nous intéresser aux dégâts occasionnés mais à un aspect méconnu, lié à la nature des sons.

Faisons un petit détour par la météorologie. A l'école, nous avons tous appris que l'air chaud s'élève et l'air froid se dirige vers le sol, ce qu'on appelle les courants de convection. A plus grande échelle autrement dit, plusieurs milliers de kilomètres, les masses d'air chaud et froid engendrent des courants aériens ; formant tantôt des anticyclones, tantôt des dépressions. Sachez qu'une dépression se forme quand la pression atmosphérique diminue de façon importante. Il en résulte un appel d'air allant de modéré à violent, appelé le vent ou la tempête.

Le vent a-t-il un son ?

Quand nous marchons par temps passagèrement venteux, nous ressentons le souffle engendré par les courants d'air. La présence du vent se fait également remarquer par par le bruit lorsqu'il fait remuer le feuillage des arbres ou fait claquer le linge séchant sur le fil.

Que ce soit une bise ou une tempête, le vent ne produit pas de son par lui-même. Le bruit est produit par le frottement incident de l'air sur différents obstacles comme le feuillage des arbres, le linge en train de sécher, les rebords des toitures ou cheminées, les façades d'immeubles, le corps des poteaux électriques, les antennes d'émetteurs, les ponts ou les monuments élevés.

Ici, je n'ai pas évoqué le bruit du vent produit en voiture, bateau ou train, car ce sont des véhicules en déplacement. De ce fait, la force du vent peut s'ajouter à la vitesse de déplacement, à plus forte raison s'il se présente de face.

Autre caractéristique du phénomène venteux, il n'a aucune influence sur la nature du son. Il va influer sur sa direction comme lorsqu'on souffle sur des flammes.

C'est seulement par l'action sur son environnement que le vent se montre sonore et non par sa propre puissance. Ce propos rejoint l'affirmation de Galilée, lorsqu'il disait que la Terre tournait autour du soleil.



06 août 2011

Poum-poum-tchak sur quatre roues.

 

Durant ces vacances, il vous arrive d'aller à pied à la boulangerie, à la poste ou à la supérette, situées à quelques centaines de mètres de votre domicile.

En chemin, vous rencontrez d'autres piétons et, parmi eux quelques connaissances. La rue quant à elle, est animée par le va-et-vient incessant des voitures. Après 200 mètres de marche, l'une d'elle attire votre attention ou plutôt, elle se fait remarquer bruyamment. Son pot d'échappement ? Le moteur qui racle ou rugit ? Non plus.

Ce bruit qui surgit brusquement de certaines voitures, est tout simplement le poum-poum-tchak endiablé qui sort d'un autoradio, dont le propriétaire a allègrement poussé le volume aux deux-tiers de sa course. Voici le scénario tel que pourrait l'imaginer un comique bien connu : "Alors, à ce moment-là, le gars dans sa bagnole, il prend son pied, le gars...".

A propos de l'automobiliste addict aux décibels, vous vous dites : "Complètement fêlé celui-là, dans deux ans, il finira sourd". Là, vous n'êtes pas loin de la vérité. Vous vous demandez bien quel niveau sonore il peut avoir dans sa voiture. Sans trop d'erreur, on peut affirmer que le niveau auquel il écoute est de 15 à 20 décibels plus fort que ce que vous entendez depuis le trottoir.

Et côté matos, que possède-t-il ? En tous cas, ce n'est pas le petit 2 X 4 watts à 35 euros. Ce serait plutôt un modèle à 150 – 200 Euros, avec un ampli et 4 haut-parleurs de 25 cm (2 à l'avant, 2 à l'arrière) et, pour pimenter le tout, un caisson de basses sous les sièges ou dans le coffre.

Ecouter les infos ou son CD préféré en voiture, avec des niveaux aussi conséquents, est-ce justifié ? Absolument pas. Ces automobilistes ne se rendenr pas compte que la "sauce" qui s'échappe de leur véhicule, n'est pas la bienvenue sur la voie publique, à plus forte raison quand ce n'est pas votre musique préférée.

En France, j'ignore si le niveau excessif de l'autoradio est sanctionné. En revanche, les automobilistes allemands reçoivent une contredanse pour avoir un peu trop poussé le son. C'est bon à savoir.

 

Avertissement : Même à l'intérieur d'une voiture, le niveau sonore excessif de la musique peut entraîner une altération durable (et irréversible) de l'audition. De plus, les niveaux sonores élevés entravent la perception des bruits environnants présents dans la rue. Or, percevoir ces bruits est essentiel pour la vigilance du conducteur et la sécurité des passagers.

 

27 avril 2011

Audiogramme fakiriste.

 

Voici quelques semaines, je cherchais quelques informations concernant la perception auditive. En furetant sur la Toile, je tombai sur un site consacré au home-cinema, que je ne citerai pas. Je fus intrigué par un sujet initié par un internaute. Celui-ci avait déniché un lien vers un site qui permettait, ni plus ni moins, de tester son audition.

Venant d'un site consacré au home-cinema, je trouvai le procédé quelque peu louche. Ainsi, décidai-je de parcourir, avec perplexité, ce sujet.
Certains posts montraient quelques captures d'écrans venant du fameux site proposant "l'audiogramme"". Quelle ne fut pas ma surprise en observant les différents graphes. A commencer par le nombre de fréquences qui est supérieur à 20. De plus, les intervalles entre chaque bande semblent irréguliers (bonjour la norme ISO).
Autre ineptie, l'échelle des pertes qui progresse... vers le haut ! Les graduations progressent par pas de 5 dB et évoluent de 0 à 80 décibels. Quant à la référence en dB, celle-ci n'est pas précisée (décibels HL ou SPL ??).

Rappelons qu'en France et en Europe, un audiogramme obéit à un schéma précis : Les fréquences sont données dans cet ordre, 250, 500, 1000, 2000, 4000 et 8000 Hertz. Chaque fréquence est séparée de sa voisine par une progression d'une octave (de double en double). Les pertes sont exprimées en décibels HL (Hearing Loss = perte auditive). La graduation est dirigée vers le bas, par pas de 10 décibels et allant de 0 dB (pas de perte) à -120 dB (perte totale d'audition).

Ensuite, je vais de découverte en découverte, à en tomber par terre. Tenez ! Des dizaines d'internautes relèvent leur courbes d'audition au moyen de casques légers, genre PX 200. Pire même, avec des CX 300 (écouteurs intras) branchés sur la sortie casque de leur carte son.
Le soir, quand la télé diffuse uniquement des navets, que vos rejetons sont couchés, votre femme prend un bain ou bouquine, vous jouez les apprentis audiométristes* devant votre PC (ou l'ordi à la pomme), bravo !

Après avoir passé le test, vous vous empressez d'imprimer les divines courbes (une pour chaque oreille, ça va de soi). Demain, autour de la machine à café, vous allez montrer votre "chefs d'oeuvre", à vos collègues du taf. Les uns et les autres vont vous dire : "Oui oui, y'a une bosse ici, y'a un creux là", sans plus.
Le soir, à la salle de sport, vous revoyez Richard, votre partenaire depuis septembre. Vous lui montrez votre "trouvaille". Après avoir attentivement observé votre parchemin, il vous lance : "Hé Bruno, ce genre de mesure, je m'en méfie, tu as dégotté ça où ?". "J'ai trouvé ça sur un site en anglais". A ce moment, Richard vous fait part de sa profession, il est... audioprothésiste.***

 Ici, je tiens à préciser que je ne suis pas un professionnel de santé ni de la correction auditive. Simplement, mes connaissances dans le domaine du son permettent de constater que l'audiogramme tiré de votre imprimante, n'a aucune valeur.

Concernant la mesure de l'audition, sachez qu'elle se déroule chez un médecin ORL**, dans une cabine insonorisée. L'opératrice (bien souvent chargée du secrétariat), réalise l'examen. Elle vous confie un casque fermé, adapté à la mesure de l'audition.
Elle manipule un audiomètre, sous forme de pupitre ou en version informatisée et étant préalablement calibré. Elle vous fait entendre différents sons, de plus en plus faibles ou éloignés, jusqu'à ce que vous ne les perceviez plus. Elle trace ensuite les courbes puis les transmet au médecin. Ainsi, vous avez, en main, votre audition mesurée en bonne et due forme et indiscutable devant des tiers.

 

* audiométriste : Personne chargée de mesurer le degré d'audition.

** médecin ORL (Oto-Rhino-Laryngologiste) : Médecin spécialiste des oreilles, du nez et de la gorge.

*** audioprothésiste : l'équivalent de l'opticien pour les oreilles.

 

Avertissement : Tout acte visant à réaliser un diagnostic médical par différents moyens techniques (téléphone, Internet...) et sans l'intervention d'un praticien qualifié, est illégal sur le territoire français.
Seul un médecin ORL ou une personne travaillant sous son contrôle, sont habilités à réaliser un test de l'audition.

 

20 avril 2011

Deuxième bougie !

 

Cela fait quelques mois que je ne suis pas retourné sur ce blog, tant j'étais pris par d'autres tâches. Ce mois d'avril est un peu particulier dans l'histoire de la Clé du son, car c'est au cours de ce mois qu'il est apparu.

Deux ans déjà ! Deux ans depuis que votre serviteur vous fait partager sa passion pour cet énigmatique univers qu'est le son. Les mois se sont écoulés avec des articles consacrés aux bases du son, à notre "zoo" de l'audio, sans oublier les réflexions perso, qui abordent des sujets parfois inédits (la face cachée de l'audition, la voiture électrique ou les ambulances).

Depuis la fin 2010, j'ai noté une augmentation concernant la fréquentation de ce blog. Des résultats encourageants, qui montrent l'intérêt que vous portez aux différents sujets. J'ai également constaté une progression concernant les visiteurs déjà connus, qui témoignent de votre fidélité à suivre les sujets proposés. Sincèrement, merci à tous pour vos visites régulières.

N'hésitez pas à laisser un commentaire, si vous voulez souhaiter l'anniversaire du blog ou adresser vos messages d'encouragements.

 

Posté par cduson à 11:41 - Ce blog et vous - Commentaires [0]
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25 décembre 2010

Image grand format et son de pinson

Durant cette année, certains d'entre vous sont passés à la Télévision Numérique Terrestre. Ce fut l'occasion de remplacer votre ancien téléviseur par un nouveau modèle.

Vous voici avec votre lucarne grand format. Côté image, pas grand-chose à dire, sinon que c'est beau, quoique les réglages proposés par défaut, hum, hum, ce serait plutôt "Peut mieux faire". Quand au son, là franchement, ça penche plutôt vers le mange-disque (celui qui avalait vos 45 tours en 1975) ou alors vers le cri du pinson. Pour de la pub sur le yaourt ou la lessive, ça passe encore. Quand on veut se faire un bon film ou regarder la cérémonie des J.O., ça ne le fait vraiment pas !

Avec la venue des fêtes, votre lucarne magique va accueillir un nouveau compagnon de jeu, dont les éléments vont peupler votre salon. Il existe en plusieurs formes, tout en étant affublé de noms assez poétiques, 3.1, 5.1 voire 7.1. Au fait, ça signifie quoi tout ça ? Sans plus tarder, lisez ce qui suit.

Dans les illustrations qui vont suivre, j'ai représenté les différentes configurations autour d'un téléviseur, bien qu'elles eoient applicables à d'autres domaines (hifi, autoradio, multimédia, sonorisation).

1.0

 

 

 

TV

 

 

 

 

 

 

Haut-parleur intégré


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone d'écoute

 

 

 

 

 

Cette configuration se retrouve sur les petits téléviseurs ainsi que sur l'audio portatif (transistors, radio-réveils, lecteurs k7 portatifs).

2.0




TV




Enceinte AV Gauche







Enceinte AV Droite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone d'écoute



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Surtout utilisée en hifi et également sur les radiocassettes et radio-CD, sans oublier les téléviseurs en moyenne et haut de gamme.


3.0

Peu utilisé, cela reviendrait à dire qu'on utilise les enceintes droite et gauche avant pour l'ambiance et l'enceinte centrale pour les dialogues.

 

4.0




TV











Enceinte AV Gauche






Enceinte AV Droite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Zone d'écoute



 

 

 





 

 

Enceinte AR Gauche






Enceinte AR Droite

Dans cette configuration appelée quadriphonie, chaque enceinte reproduit un canal distinct. La quadriphonie a été utilisée dans les années 70 puis fut abandonnée pour des raisons de complexité.

Les autoradios utilisant quatre haut-parleurs ne font pas de quadriphonie. Les haut-parleurs avant et arrière sont considérés comme deux circuits "2.0" mis en parallèle.


5.0

 

 




TV




Enceinte AV Gauche



Enceinte centrale




Enceinte AV Droite








 

 

 

 

 

 

 




Zone d'écoute












Enceinte AR Gauche






Enceinte AR Droite

 

 

Dans les débuts du Home-Cinéma, cette configuration a été utilisée. Elle comprend deux enceintes avant, deux autres à l'arrière ainsi que l'enceinte centrale pour les dialogues.

 

2.1

 

 

 




TV




Enceinte AV Gauche







Enceinte AV Droite




Caisson de Basses




 

 

 

 

 

 

 

 



Zone d'écoute




 

 

 

 

 

 

 

 

Par le passé, cette configuration était utilisée en hifi, essentiellement pour son gain de place. Elle est parfois utilisée en "car-audio", en sonorisation et, plus rarement en vidéo. Ici, la mention ".1" signifie que le système comprend un caisson de basses.

 

3.1

 

 




TV




Enceinte AV Gauche



Enceinte centrale




Enceinte AV Droite




Caisson de Basses




 

 

 

 

 

 

 




Zone d'écoute












 

 

Les petits systèmes Home-Cinéma sont proposés dans cette configuration. Leur principal intérêt est leur gain de place dans le salon.

 

 

 

4.1

 




TV




Enceinte AV Gauche







Enceinte AV Droite




Caisson de Basses














Zone d'écoute





 

 

 

 

 

 

 

Enceinte AR Gauche






Enceinte AR Droite

 

 

 

Cette configuration est parfois proposée en Home-Cinéma. Ici, les dialogues sont mixés avec l'ambiance sonore reproduite par les enceintes avant. Les enceintes arrières reproduisent l'ambiance seule.


5.1





TV




Enceinte AV Gauche



Enceinte centrale




Enceinte AV Droite




Caisson de Basses



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Zone d'écoute



 

 

 

 




 

 

Enceinte AR Gauche






Enceinte AR Droite

Le 5.1 représente l'équipement au grand complet, permettant de profiter de tous les effets contenus dans les films, quel que soit le format d'enregistrement proposé par le DVD du film ou la diffusion satellite.

Au-delà du 5.1

Ici, nous trouvons le 7.1, qui propose deux enceintes latérales supplémentaires. Quel est le gain par rapport au 7.1 ? Difficile à dire car l'offre n'est pas très fournie pour ce format. De plus, tout le monde ne peut pas se permettre d'installer sept enceintes chez soi, à plus forte raison quand votre femme décide de passer le balai.

Maintenant que votre téléviseur vous délivre un son en vraie grandeur, à la hauteur de vos aspirations cinéphiles, peut-on dire que tout est gagné ? Pas sûr quand on voit la plupart des utilisateurs installer leur pack en dépit des règles les plus élémentaires (acoustiquement parlant), en se contentant des réglages proposés par défaut (laissés en mode "Point de vente" ??). Arrive le moment fatidique, se farcir le dernier DVD reçu à Noël et se délecter de la bouillie sonore assourdissante produite par les exploits du sieur Balboa, en oubliant que les basses font... 30 décibels de plus qu'au mixage !

 

17 décembre 2010

Sirène hurlante et gyrophare bleu, cédez le passage !

Cela fait environ une semaine, je visitais sur le net, divers sites consacrés aux ambulances, essentiellement françaises, afin de mieux connaître le mystérieux univers de ces voitures blanches et rouges, coiffées de leur indispensable (et inséparable) gyrophare bleu. Comme de nombreuses personnes, je n'ai (heureusement pour moi), pas fréquenté ce genre de véhicule enfin, mis à part en 1977, quand j'étais en primaire : Un chauffeur de taxi, ambulancier de son état, avait aménagé son break DS en ambulance*.

Certains vont me dire : "Complètement givré le Cduson, il nous parle des ambulances dans un blog consacré au son". Pour ceux qui l'auraient oublié, les ambulances, hormis le moteur, ça fait du bruit ! Bah oui, sans bruit, elles passeraient inaperçues et les blessés n'arriveraient pas à temps à l'hôpital, CQFD.

Voici plus de trente ans, à l'époque de la mythique DS Currus, les avertisseurs sonores étaient électromécaniques. Ils étaient constitués d'une trompe, derrière laquelle étaient logées, une plaque métallique et une bobine magnétique. Au repos, la plaque ferme le circuit électrique et la bobine est alimentée, attirant la plaque vers elle.  Arrivée devant la bobine, le contact électrique est rompu, la plaque revient au repos et le cycle recommence. Ce qui produit une note continue.

C'est ce système qui est encore utilisé dans nos voitures. Dans les années 70, les avertisseurs pour les véhicules prioritaires étaient composés de deux trompes, une pour chaque ton. La cadence des tons était assurée, soit par une roue motorisée à bandes conductrices, soit par un circuit électronique.

Ah oui mais, il y a un hic, une ambulance, ça fait trois tons, comment est-ce possible avec deux trompes ? C'est simple, c'est la même trompe qui émet les tons 1 et 3.

Aujourd'hui, les avertisseurs sonores pour les véhicules d'urgence ont bien évolué : Les tons sont générés par des circuits intégrés (genre 555), puis sont diffusés par un haut-parleur à chambre de compression, comme ceux utilisés en sonorisation.

Les boîtiers de commandes permettent la mise en route, ainsi que le basculement entre la position "jour" et la position "nuit" (le son est moins fort). Certains de ces boîtiers sont multi-modes (ambulance, gendarmerie, police, pompiers).

Au plan sonore, les tons émis sont do-mi-do-silence pour les ambulances françaises, avec une puissance de 100 watts et une intensité de 110 dB le jour, 70 à 90 dB la nuit. La cadence est de 50 à 60 cycles par minute**.

Terminons cet article par une curiosité. Je ne sais pas si vous vous souvenez du générique de "Médecins de nuit", lorsqu'on voit le gyrophare tourner au début du feuilleton. Nous entendons les trois tons, séparés par un très court silence. Ce son est-il celui d'un véhicule réel ou a-t-il été repris par un trompettiste ou vient-il d'un orgue électronique ? Le mystère reste entier.

Avertissement :
La détention et l'utilisation sans autorisation d'avertisseurs sonores à caractère prioritaire, sont punies par la loi.

* Aménager une ambulance à partir d'un véhicule de série n'est plus autorisé en France. Seul un carrossier agréé est habilité pour transformer et aménager ce type de véhicule.

** Les caractéristiques sonores et lumineuses des véhicules prioritaires français sont régies par les arrétés du 30 octobre 1987  et des 2 et 3 novembre 1987, du Ministère de l'Equipement.